Sona Jobarteh

La kora en héritage

Sona Jobarteh Kora, voix
Derek Johnson Guitare, choeurs
Andi Mclean Basse, choeurs
Mouhamadou Sarr Percussions, choeurs
Westley Joseph Batterie, choeurs

Selon la légende, la première kora était l’instrument personnel d’une femme-génie qui vivait dans des grottes du Mali, mais celle-ci en fut dépossédée par un chef de guerre ému par la musique de l’instrument. Depuis lors, cette harpe mythique à 21 cordes d’Afrique de l’Ouest demeure l’apanage des hommes. La chanteuse et musicienne anglo-gambienne Sona Jobarteh a voulu en reprendre le contrôle. Et elle en excelle dorénavant, avec sa musicalité élégante et complexe.

Sona est issue d’une famille de griots depuis de longues générations et son grand-père, Amadu Bansang Jobarteh, était un maître-griot et une icône majeure de l’histoire culturelle et musicale gambienne. Son cousin Toumani Diabaté est également connu dans le monde entier pour sa maîtrise de la kora. Initiée à cet instrument dès ses 4 ans par son frère aîné, Tunde Jegede, reconnu comme un maître de la kora et un virtuose du violoncelle, Sona a commencé son voyage musical très jeune.

De père gambien et de mère anglaise, elle étudie au Royal College of Music de Kensington puis suit des cours à la Purcell School of Music où elle apprend à composer. Joueuse de piano, de violoncelle et de clavecin, Sona a pu travailler aux côtés d’artistes de renommée internationale tels que Toumani Diabaté, Oumou Sangare, Kasse Mady Diabaté et le BBC Symphony Orchestra.

Également excellente chanteuse, elle mène un groupe expérimenté, composé de quatre musiciens, et elle atteint rapidement un succès international après la sortie de la bande-son du film Motherland en 2009, puis de son premier album Fasiya (Héritage) acclamé par la critique en 2011.

Avec sa voix captivante et ses mélodies entraînantes qui transmettent des messages sur les valeurs qu’elle défend - l’identité culturelle, l’amour et le respect -, elle a conquis des auditoires partout dans le monde tout en restant totalement fidèle à son héritage gambien. A Banjul, Sona a ouvert une école de musique au nom de son grand-père, permettant à des jeunes âgés de 10 à 18 ans d’apprendre à jouer des instruments traditionnels (kora, balafon, ngoni, djembé) de la culture mandingue. Gage d’une transmission mixte des connaissances ancestrales.