Paloma Pradal & Samuelito

Le cante jondo au féminin

Paloma Pradal Voix, cajon
Samuelito Guitare

«  Ceux qui aiment la musique et qui vivent pour elle, qu’ils soient gitans ou non, font évoluer le flamenco et en font des choses magnifiques », confie cette cantaora de la nouvelle génération qui n’hésite pas à pimenter son art de hip-hop, de rap, d’électro, de jazz et de bien d’autres parfums musicaux.

La colonne vertébrale de Paloma Pradal est pourtant bien le flamenco, une histoire de famille fort enracinée chez cette native de Toulouse : petite-fille du peintre madrilène Carlos Pradal exilé en France en 1939 à l’issue de la guerre civile espagnole, fille du guitariste et chanteur de flamenco Vicente Pradal et de la chanteuse gitane Mona Arenas, sœur du pianiste Rafael Pradal, elle porte en elle toute la richesse et la diversité de la culture andalouse et flamenca, de ses poètes intenses comme Federico García Lorca, de ses rythmes ardents…

Baignant dans un univers où l’art est omniprésent, elle aborde la scène comme une évidence. À 4 ans, elle commence à danser. À 16 ans, elle se produit sur les planches de la Comédie Française et amorce véritablement sa carrière dans le trio familial Herencia avec père et frère, aventure qui dura plus de dix ans et où son talent de chanteuse et danseuse de flamenco se déploie. Mais sa fougue, son versant sauvage, sa soif de parcourir des chemins de traverse, héritée peut-être de sa mère, la conduisent aussi vers d’autres horizons. Elle travaille avec des jazzmen de renom (Pierre Bertrand, Minimo Garay, Jean-Marc Padovani), prête sa voix à des projets hip-hop, électro, ragga-dancehall (Al’Tarba, label Chinese Man records)…, multipliant découvertes et croisements, sur le chemin de sa véritable identité musicale.

A n’en pas douter, tout comme son premier album solo « Rabia » (Rage) récemment sorti, ce solo va permettre au public de découvrir une artiste singulière, tantôt explosive et festive, tantôt tragique et solennelle, toujours saisissante.