Nahasdzáán in the glittering world

Thierry Pécou, Sylvain Wavrant & Collectif Nos Années Sauvages

Opéra navajo pour voix, ensemble et images projetées

Thierry Pécou Composition
Sylvain Wavrant Mise en scène
Laura Tohe Livret
Katja Krüger Direction d’acteurs/actrices et Dramaturgie

Collectif NOS ANNÉES SAUVAGES
Sylvain Wavrant, Thomas Cartron et Grégory Pruvot Création Lumière
Thomas Cartron / Laurent Martin Scénographie
Sylvain Wavrant Création costumes et accessoires
Marc Blanchard Vidéo Mapping
Elodie Mansuy Maquillages / coiffures

DISTRIBUTION
Christopher Lemmings (Ténor) : Le Jeune Frère – Le Coyote
John Taylor Ward (Basse) : Premier Homme — Le Frère Aîné — L’Aigle
Noa Frenkel (Contralto) : Première femme — Le Corbeau
Christie Finn (Soprano) : Femme-Araignée

ENSEMBLE VARIANCES
Anne Cartel Flûte
David Louwerse Violoncelle
Laurène Durantel Contrebasse
Carjez Gerretsen Clarinette
Nicolas Prost Saxophone
Marie Vermeulin Piano électrique
Elisa Humanes Percussions

Les Indiens Navajo ont élaboré une vision du monde fondée sur Hozho, un terme signifiant tout à la fois beauté, harmonie avec l’environnement et le cosmos, équilibre des liens sociaux et familiaux. La société traditionnelle navajo déploie toute son énergie à préserver Hozho dont les garants sont les hommes et les femmes médecine qui sont appelés à mener d’impressionnantes cérémonies de guérison nommées Voie.

Au plus près du livret écrit par la poétesse navajo Laura Tohé, cet opéra se propose d’être une libre recréation de cette Voie qui fait de la santé associée à la beauté la garante de l’harmonie du monde et des équilibres entre humain et non-humain. Création singulière évoquant les quatre mondes successifs des Navajos -mondes noir, bleu, jaune et blanc/scintillant- liés aux quatre aspects fondamentaux de l’être humain -mental, corps, esprit et social-, l’œuvre interroge les déséquilibres sociaux et environnementaux que l’homme contemporain inflige à Nahasdzáán, cette Terre nourricière en quête de guérison.

Les chanteurs y incarnent différents personnages : des êtres sacrés ayant une apparence humaine tels que Premier Homme et Première Femme, ou une présence animale comme Coyote ou Femme-Araignée. Ils dialoguent constamment avec les musiciens qui évoquent chaque monde mythique par une atmosphère singulière, réinventant des tournures et des pulsations issues de chants navajos.

La mise en scène de cette fresque poétique et plastique, imaginée par Sylvain Wavrant, matérialise quant à elle la topographie du territoire navajo par des écrans, des œuvres textiles et des volumes sculpturaux représentant les quatre montagnes sacrées. Elle intègre une création de vidéomapping -englobant parfois le public- qui reprend elle aussi l’iconographie et le symbolisme de la culture navajo.

« Ce que nous faisons à la terre, nous le faisons à nous-mêmes ; en nous soignant nous-mêmes, nous soignons la terre » psalmodient les Navajos lors de l’ultime cérémonie de guérison. Quant à nous, quels nouveaux chants allons-nous créer pour changer de direction ?