Monas SicoDélicas

Trio Cosmos [Chantier]

Polyphonies a cappella

Chantier

Blandine Juthier Chant, percussions
Céline Koenig Chant, percussions
Emilie Souillot Chant, percussions
Coline Ménard Créatrice sonore
Eric Fassa Scénographe
Olivier Defaÿsse Metteur en scène

«  La voix est un instrument à ceci près qu’on éprouve généralement le besoin de lui adjoindre des paroles. C’est qu’on n’a pas compris que la voix est un langage en soi  »
Meredith Monk

Corps et voix des chanteuses, polyphonies vocales et percussions corporelles, sont les seuls instruments présents dans ‘Monas SicoDélicas’, littéralement ces « guenons révélatrices de l’âme » en espagnol.

La familiarité avec les multiples formes de chants traditionnels a capella disséminés de par le monde, avait donné aux trois chanteuses du trio Cosmos la liberté de s’affranchir de tout cloisonnement entre les genres, les langues, les styles. Dans cette création, inspirée de matériaux puisés dans des musiques de tradition orale du monde entier et notamment de chants liés à la prière, aux fêtes, à la guérison, à la chasse, aux animaux…, elles ont décidé d’inventer leur propre langage. Au delà d’un simple métissage, elles tracent un chemin singulier qui révèlent la part intime, animale, secrète qui gît en elles et qu’elle veulent partager avec le public.

Comme le suggère le titre « Monas SicoDélicas », l’animalité est comme un fil rouge tout du long du spectacle ; elles cherchent à ressentir physiquement dans la voix et le mouvement ce que réveille en elle la musique et créent ensuite, par juxtaposition, des perspectives, des reliefs, des vertiges même entre tous ces éléments, fulgurances ludiques interrogeant leur humanité.

En situation de dépouillement total, sur un plateau nu simplement modelé par la lumière, elles favorisent une relation directe avec le public, s’offrant sans fard aux oreilles et aux regards. De ce rapport vital, naît le plaisir de l’écoute, du jeu… et la jouissive connivence entre la scène et la salle.