La chanson de Renart

Fidel Fourneyron

Une exploration musicale du roman de Renart

Coproduction

Dalila Khatir Voix
Fidel Fourneyron Trombone
Frédéric Révérend Livret
Felicie Bazelaire Violoncelle
Jean Dousteyssier Clarinette, clavecin
Ronan Courty Contrebasse, synthétiseur
Giani Caserotto Guitare électrique
Vassilena Serafimova Marimba, percussions
Sylvain Lemêtre Percussions
Chœurs d’enfants du collège Charles Munch

Les aventures épiques de Renart, ou Goupil, le héros espiègle et facétieux des fables du Roman de Renart, n’ont jamais cessé d’inspirer enfants, petits et grands, conteurs et artistes. Cette nouvelle adaptation de Fidel Fourneyron, figure incontestée du jazz contemporain européen… qui a aussi grandi avec cette figure du goupil traversant les siècles, en donne une vivifiante et iconoclaste illustration.

Composées au 12 e siècle par différents auteurs -une trentaine peut-être, la plupart anonymes-, les diverses branches de récits content les multiples ruses de Renart aux dépends de ses adversaires comme le loup Ysengrin, Chanteclerc le coq ou Tibert le chat. Rassemblant plus de 80000 vers octosyllabes, ce Roman participe de notre imaginaire collectif au gré des époques et propos, ces fables offrant un fabuleux matériau pour de nouvelles rencontres artistiques.

Le point de départ en sera ici le livret original de Frédéric Révérend inspiré par quelques récits choisis. Mêlant langues anciennes et modernes, ces histoires seront contées par la complice de longue date de Fidel, la chanteuse lyrique et performeuse Dalila Khatir. Le Chœur d’enfants de la Métropole grenobloise lui donnera la réplique à l’instar des chœurs des théâtres antiques.

Disposé autour de la soliste, un orchestre de chambre aux multiples possibilités acoustiques, avec ses musiciens improvisateurs poly instrumentistes, permettra des ouvertures sonores que les compositions inattendues de Fidel auront à cœur d’exploiter, celles-ci pouvant à tout moment basculer d’une esthétique ancienne à des sonorités post-modernes, voire avant-gardistes.

Fidel Fourneyron a en effet soif de rencontres et de défis. Après ses engagements avec l’Orchestre National de Jazz et ses formations propres, pétries d’imagination comme Un Poco Loco ou ¿ Qué vola ?, le voici travaillant ici sur des textes associés à la voix.

Tout comme les trouvailles de Renart pour dérouter ses adversaires, la fluidité et la surprise dans l’écriture musicale et scénographique (cette dernière signée Cécilia Léna), tenteront de séduire tous les publics curieux de formes et de rencontres audacieuses.