Ex Temporis

Anne Castex

Exploration sensorielle entre XVIe siècle et électronique

Création CIMN
Chantier

Morgan Marquié Luth, Théorbe
Ondrej Hanus Flûtes à bec, Shakuhachi
Manon Roché Percussions
Anne Castex Composition Electro-acoustique

Initiative de quatre musiciens en fin de cursus professionnel au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon, Ex Temporis se propose d’entrelacer des œuvres écrites du XVIe et du XVIIe siècles avec de la musique électronique composée à partir de paramètres musicaux et acoustiques propres au style baroque.

Au sein de cette exploration sensorielle, où les instruments anciens et de tradition extra-européenne se mêlent aux couleurs électroniques, différents niveaux d’interprétation et d’improvisation sont expérimentés par les instrumentistes, tous issus d’horizons stylistiques rarement associés : musique ancienne et traditionnelle, percussion contemporaine et composition électro-acoustique.

Le timbre des instruments anciens à cordes pincées (théorbe et luth), à vent (flûtes à bec Renaissance de tous registres, flûte japonaise shakuhachi) et celui des percussions est ainsi mis en relation avec les sonorités électro-acoustiques. Les instruments sont amplifiés et leur son est traité avec différents degrés de naturalité.

La composition des pièces choisies contient quant à elle de nombreux attributs propres aux pratiques musicales orales et improvisées de ces périodes, comme celles appartenant au Stylus Phantasticus de l’Italie du XVIIe siècle.

Ce concert à la forme singulière, caractérisée par une certaine plasticité du déroulement musical, est structuré à partir de trois blocs instrumentaux continus, sans interruption, qui sont mis en relation avec des intermèdes de musique électronique.

Les instrumentistes disposent tous d’une expérience individuelle de l’improvisation dans leur propre style. Mis en commun, ce bagage diversifié facilite non seulement l’invention de « liants » entre les pièces, mais aussi l’appropriation de ces textes, qui, tout en étant ’réinventés’ conservent une cohérence artistique profonde par rapport à la démarche créatrice des musiciens improvisateurs du XVIe et du XVIIe siècles.