Ariana Vafadari & Bruno Helstroffer

Un duo franco-iranien sur le thème des résistances

Ariana Vafadari Voix
Bruno Helstroffer Théorbe

Ce concert rassemble deux artistes aux parcours marqués par de multiples rencontres et propositions.

Ariana Vafadari, chanteuse mezzo-soprano à la remarquable carrière classique, qui passe allègrement d’un répertoire baroque au contemporain, n’a en rien renié ses racines iraniennes. Dans une précédente création, Gathas, imprégnée dans son enfance par la poésie et la philosophie zoroastriennes transmises par son père, elle avait eu à cœur de faire ressurgir les écrits millénaires de Zarathoustra, réunis dans « L’Avesta ». Ces textes empreints de sagesse et de spiritualité, prônaient la lumière inhérente à l’homme, tout en exprimant aussi ses doutes et ses choix. Et sa dernière proposition, ‘Anahita’, hommage à la divinité persane des eaux et de la fécondité qu’elle présente dans le Festival, inclut quant à elle des œuvres de Monteverdi aux côtés de thèmes musicaux orientaux.

Quant à Bruno Helstroffer, guitariste et rare joueur de théorbe, ce grand luth à plusieurs chevets créé au XVIe siècle en Italie et tombé dans l’oubli au XVIIe avant sa renaissance actuelle, il apprécie de jouer tant un répertoire de musiques anciennes et baroques, que ses propres compositions contemporaines ou aux côtés d’artistes de jazz comme Michel Godard ou pop comme Sapho.

Le thème des résistances qu’ils aborderont lors de ce concert apparait donc comme une proposition qui s’inscrit en droite file des métissages culturels et rencontres de différents styles vocaux et instrumentaux qui donnent sens à leurs identités artistiques.

Outre des chants de résistants français, ils aborderont ensemble des poèmes comme Le Déserteur de Boris Vian, des chants de Poulenc (tels C composé en 1943 sur le poème de guerre de Louis Aragon Les Ponts-de-Cé, ou Montparnasse, adaptation datant de 1945 d’un texte d’Apollinaire), mais aussi une sélection de chants de la révolution iranienne.