Alice Oratorio

La Forge

Conte musical surréaliste

Création

La Forge : Pascal Berne Contrebasse Michel Mandel Clarinette Bb, Clarinette basse François Raulin Piano Emmanuel Scarpa Batterie, percussions, électronique

Solistes : Laura Tejeda-Martin Alice (mezzo soprano) Alice Fagard Duchesse / Reine de coeur (Alto) Thill Mantero Baryton Patrick Sourdeval Lewis Carroll (comédien)

Ensemble de la Fabrique Opéra, direction Patrick Souillot

Audacieuse Alice qui essaie tout, ouvre toutes les portes, parle à tous et qui n’a peur de rien ! Dans son voyage initiatique, elle vainc même le danger de la mort incarnée par la Reine de Cœur et sa fureur aveugle !

Alice au pays des Merveilles est un classique de la littérature fantastique du XIXe siècle qui ébranla l’Angleterre victorienne et préfigura les bouleversements de l’abstraction, du dadaïsme ou de l’absurde d’un Alfred Jarry. Source inépuisable d’inspiration des artistes depuis lors, avec une profondeur du message enjolivée par la fantaisie enfantine et l’extraordinaire profusion de situations loufoques, ce roman représente un vaste terrain d’aventure pour les musiciens et chanteurs de La Forge et ceux de la Fabrique Opéra qu’ils ont conviés dans cette mise en scène de Thierry Poquet. A travers les mille portes ouvertes par le puissant imaginaire surréaliste qui se déploie dans l’œuvre de Lewis Caroll, il s’agit pour eux de montrer comment l’expérience Alice agit sur notre inconscient, à la manière d’un voyage sous la terre.

Le propos permet en effet toutes les audaces, les enchaînements les plus inattendus, les partis pris de compositions, le contre-pied, le second degré ou les illustrations. La palette sonore du quatuor jazz de chambre de la Forge sera ainsi augmentée de quatre voix solistes (Alice, soprano ; La Duchesse/Reine de Cœur, alto ; un chanteur baryton ; un comédien narrateur) et des 9 musiciens d’un ensemble de chambre classique, avec en outre l’ajout d’une composante électroacoustique par le traitement des sons en direct grâce aux capteurs posés par le batteur. Qui plus est, les musiciens, chanteurs et acteurs seront tous intriqués, prolongeant sur scène cette illusion métaphorique du langage, chère à Lewis Caroll.

Voyage dans le rêve, l’absurde et dans un non-sens épris de liberté, Alice, ce mythe des temps modernes, n’a pas fini d’attiser nos odyssées intérieures.