Adama Dramé

Le djembé mandingue

Adama Dramé Djembé

Voici plus de cinquante ans qu’Adama Tramé officie au djembé, cette percussion phare des musiques d’Afrique de l’Ouest, enchantant le monde de son doigté et de ses aventures musicales égrenées aux quatre coins du globe.

Né au milieu des années 50 au Burkina-Faso, il est issu de la sixième génération d’une famille de musiciens et de conteurs griots « djélis », gardiens de la tradition. De culture malinké, il devient musicien professionnel dès ses douze ans, faisant son apprentissage dans les cérémonies communautaires, naissances, baptêmes, mariages...

Devenu Maître Djembé, il revendique son identité africaine et sa fidélité aux traditions à travers ses musiques, ses compositions, ses rythmes et ses improvisations mais refuse de considérer cette musique comme un objet de musée. La création Sandji avec Marc Chalosse, présentée lors du Brunch Très- Cloîtres, en témoigne amplement.

Depuis 1978, il colporte sa connaissance du djembé de l’Afrique à l’Europe via l’Amérique et l’Asie. Ces voyages l’amènent à s’ouvrir à d’autres cultures, d’autres musiques et à collaborer avec des musiciens européens, notamment en premier lieu avec les Percussions de Strasbourg à l’initiative des 38e Rugissants à Grenoble en 1994. S’enchaînent ensuite d’autres rencontres avec Royal de Luxe, André Ceccarelli, Bernard Lubat, Marc Vella, ou encore la troupe Black Blanc Beur. Après un parcours de performeur solo et émaillé de collaborations, il crée un grand ensemble, Foliba, associant musiciens, danseurs.ses, et chanteurs.euses avec lesquels il tourne régulièrement depuis. En 2015, il reçoit le Grand Prix de l’Académie Charles Cros et célèbre ses 50 ans de carrière en 2016 avec une tournée et un nouvel album « Dakan » édité chez Buda Musique/Universal, remarqué par la critique.

Sa carrière solo est l’une des seules du genre, avec un jeu très riche avec une multiplicité de frappes différentes. Extrêmement rapide, il réalise en effet à lui seul différentes polyrythmies en voguant de l’une à l’autre... et n’a pas fini de nous faire tanguer.