Sons of Kemet / Via Katlehong en résidence à la MC2

Publié le 3 avril 2018

Le festival entame sa dernière semaine avec une soirée de clôture grandiose programmée vendredi 6 avril à la MC2 avec un double plateau dédié à l’Afrique du Sud.

Une commande du festival
En première partie, Sons of Kemet, le groupe londonien du saxophoniste Shabaka Hutchings, rencontre la compagnie de danse sud-africaine Via Katlehong. Une création commandée par le festival : “Chaque année, le festival est à l’initiative de rencontres « transculturelle » en création. C’est dans ce cadre que j’ai proposé cette rencontre entre Sons of Kemet et Via Katlehong, il y a un an et demi”, confie son directeur, Benoit Thiebergien. La troupe, reconnue sur toutes les scènes internationales, excelle notamment à communiquer l’énergie inhérente au pantsula, une danse urbaine protestataire issue des townships de Johannesburg (lire le reportage de Libération).


© John Hogg

Le symbole de lutte pour la liberté de toute une génération
“L’esprit de cette rencontre, c’est de mettre en regard par la musique et la danse, l’esprit d’un même engagement, d’un côté une pratique chorégraphique puisant dans les traditions sud-africaines, et devenant le symbole de lutte pour la liberté de toute une génération de jeunes Sud-africains et de l’autre l’engagement musical d’un artiste qui trouve sa source dans l’esprit et l’histoire d’un jazz libre, indépendant et créatif, et portant un regard engagé sur les questions de société et rendant hommage à quelques grandes figures féminines, militantes historiques de l’abolition de l’esclavage et des droits de l’homme”.
C’est dans ce cadre que les artistes participant à cette création sont réunis à la Maison de la culture de Grenoble pour une résidence de deux jours, à compter de mercredi. "Ils mettront en commun musiques et chorégraphies, travaillées indépendamment et construiront ensemble chaque tableau du spectacle, dédié à une « queen »", explique Benoit Thiebergien.

Un septet afro-psychédélique
En 2e partie de soirée, le festival a invité le bouillonnant groupe de Soweto Bantu Continua Uhuru Consciousness (BCUC). Le septet afro-psychédélique, avec ses incantations en zulu, en sotho et en anglais et ses modulations funcky, nous promet un final en transe !

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© Laura Mccullagh