Kintsugi

Kakushin Nishihara / Serge Teyssot-Gay / Gaspar Claus

France / Japon
Musique traditionnelle japonaise revisitée

Kakushin Nishihara : Chant et biwa
Serge Teyssot-Gay  : Guitare
Gaspar Claus : Violoncelle
Thomas Rabillon  : Création vidéo

Le Kintsugi est un art japonais qui vise à sublimer, au moyen d’une laque saupoudrée d’or, la réparation d’un objet brisé. Les traces de cette réparation deviennent alors d’harmonieux témoins d’un passé et de l’histoire de l’objet, marquant ainsi son entrée dans un nouveau cycle, sa renaissance au monde. Le Kintsugi s’apparente à une philosophie.

Kintsugi est aussi la rencontre de trois musiciens dont les horizons hétéroclites se croisent sur la crête d’une histoire japonaise tirée du fond des âges. Comme un objet ancien patiné par les vents et les embruns du temps, l’épopée de Yoshitsune, seigneur de guerre de l’époque des samouraïs, nous est rapportée par Kakushin Nishihara. Egérie post-moderne et underground, cette artiste tokyoïte fait preuve d’une maîtrise inouïe de son art dans sa forme la plus respectueuse d’une tradition rêche, sauvage et précise. Sa voix et les cinq cordes de son biwa ressuscitent les yokaïs et les samouraïs d’une époque qui disparaîtra le jour où elle ne sera plus chantée.

Kakushin Nishihara interprète les trois mouvements de ce chant avec une solidité d’airain, traversant la tempête dont l’enveloppent Serge Teyssot-Gay et Gaspar Claus de leurs guitare électrique et violoncelle, sous les lumières et projections des vidéos de Thomas Rabillon. Lequel est un cinéaste d’une sensibilité très proche de Serge et Gaspar depuis plusieurs années.