Festival Détours de Babel

du 16 mars au 7 avril 2018 « Retour aux sources »

« La vraie nouveauté naît toujours dans le retour aux sources »
Edgar Morin

S’il est bien une tendance qui prédomine aujourd’hui dans la création artistique, c’est ce besoin de la relier avec son histoire, ses origines, de retisser les liens visibles ou invisibles avec ses sources d’inspiration, ses influences, de reconstruire une continuité, un parcours, une filiation, d’interroger voire de sublimer ses sources. C’est ce retour aux sources qui constitue la trame de cette 8e édition des Détours de Babel 2018.

D’abord, on remontera à la source de toute musique, le son. On écoutera comment les sons de la nature, les bruits du quotidien, les objets et les paysages sonores sont à l’origine de tant de musiques sous toutes les latitudes. On remontera aussi dans l’histoire de la musique pour écouter comment les répertoires anciens, sacrés ou traditionnels, nourrissent les formes contemporaines.
On voyagera vers d’autres latitudes pour découvrir comment les rencontres deviennent une source inépuisable d’influences, de transformations, d’enrichissements dans un aller-retour permanent. Ici les sources musicales sont multiples, métissées, changent et s’échangent en permanence.

Cette édition 2018 propose près de 90 rendez-vous inédits sur trois semaines de voyages dans les sons et musiques d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui, à la découverte de nouveaux archipels musicaux sortis de l’océan des mondes sonores.

Les Détours de Babel, ce sont des musiques à écouter, découvrir, danser, partager, choisir, ignorer, déguster, méditer en salle ou hors-salle, assis ou debout, en ville ou à la campagne, lors des concerts, brunchs, nocturnes, moments festifs, salons de musique. Ici, les musiques acoustiques s’écoutent dans la proximité, les musiques amplifiées se dansent, les musiques du monde voyagent, les musiques expérimentales expérimentent, les musiques d’aujourd’hui inventent demain en s’alliant à la danse, au théâtre, aux arts visuels.

Une expérience à vivre en temps réel, aux sources de l’écoute, là où les sons prennent vie et se livrent à ceux qui n’ont pas froid aux oreilles.

Benoit Thiebergien