Calamity / Billy

Un diptyque du paradis perdu

France
Théâtre musical

Gérard Lecointe : Direction musicale
Jean Lacornerie : Mise en scène
Claron McFadden et Bertrand Belin : Voix
Percussions Claviers de Lyon :
Gérard Lecointe : Vibraphone
Gilles Dumoulin : Marimba
Jérémy Daillet : Marimba
Sylvie Aubelle : Marimba basse
Raphaël Aggery : Claviers

Braquer son regard vers l’Ouest américain, c’est être tenté d’en convoquer les légendes. Parmi elles, deux figures capitales : Calamity Jane et Billy the Kid. Le metteur en scène Jean Lacornerie a eu l’idée d’associer cette héroïne déroutante au hors-la-loi le plus célèbre du Far West. Pour ce faire, il se fonde sur deux textes majeurs : Calamity Jane, lettres à sa fille et Les Œuvres complètes de Billy the Kid de Michael Ondaatje. Jouant du vrai et du faux, ces œuvres troublantes prétendent débarrasser les deux figures mythiques des oripeaux de leurs légendes.

Calamity / Billy, forme de théâtre musical en diptyque, se charge de ce souffle trouble. La première partie, consacrée à Martha Canary (le vrai nom de Calamity), a trouvé son compositeur en la personne de Ben Johnston, le maître américain de la musique microtonale. Un violon aux allures folk, un piano de vieux saloon, une batterie rock. Le compositeur invente une nouvelle gamme (en quarts de tons), traduction musicale exacte du temps qui nous sépare de l’épopée du Grand Ouest, dans un langage tout à la fois contemporain et nostalgique. Claron McFadden, enfin, glisse sa voix de soprano dans ces lettres aux accents lyriques.

La deuxième pièce est composée pour deux voix : celle de Bertrand Belin dans le rôle de Billy et celle de la même Claron McFadden dans le rôle des figures féminines qu’il a croisées. Le compositeur britannique Gavin Bryars a écrit la musique tout spécialement pour Les Percussions Claviers de Lyon, associées ici à un violon alto.