BCUC (2e partie)

Septet afro-psychédélique

Afrique du Sud
Septet afro-psychédélique

Zithulele « Jovi » Zabani Nkosi : Chant, mbomu
Kgomotso Neo Mokone : Choeurs, tambourin, shaker
Letlhogonolo Atlarelang Maphunye : Choeurs, sifflets, sifflet à nez, cowbell
Thabo Saul « Luja » Ngoepe : Choeurs, raps et grosse caisse
Daniel Thabo « Cheex » Mangel : Congas
Ephraim Skhumbuzo Mahlangu : Grosse caisse
Mosebetsi Jan Nzimande : Basse

Dans le bouillonnant township de Soweto, le groupe Bantu Continua Uhuru Consciousness (BCUC) fait perdurer l’esprit contestataire de ses aînés. Héritiers de Philip ‘Malombo’ Tabane ou de Batsumi, ses membres cherchent à donner une expression contemporaine aux traditions des peuples autochtones. À ceci près que leurs influences hip-hop et leur énergie punk-rock ont remplacé le jazz si présent dans les productions des années 70 et 80.

Si la formation du groupe a peu changé depuis sa fondation il y a une douzaine d’années, son expression s’est progressivement affinée. Le chant et les percussions ont toujours été au cœur de leur musique mais, après une courte tentative « électronique » et la présence pendant de nombreuses années d’une guitare rock entre folk et freejazz, BCUC a trouvé sa formule magique en ajoutant aux seules percussions et voix une basse électrique furieuse.

Le groupe donne à sa musique le nom d’« Africangungungu » ou « afropsychedelic ». Leurs incantations en zulu, en sotho ou en anglais et leurs modulations funky peuvent s’étendre sur une vingtaine de minutes. Les rythmes Nguni, issus d’un groupe de peuples d’Afrique australe, se mêlent à ceux du peuple Tonga. Les sifflets rencontrent la corne traditionnelle Imbomu tandis que des chants de guerre et les chœurs du Ngoma busuku (chants de nuit) se mêlent à la voix soul de la chanteuse Kgomotso et au rap de Jovi et Luja.

Première partie : spectacle de Sons of Kemet & Via Katlehong