Artists' Residencies 2012/2013
Le CIMN met en place plusieurs résidences de production, commandes ou coproductions sur la thématique 2013, « Désir d'infini », qui aborde la musique et son rapport au sacré, aux rituels, religions, croyances et valeurs religieuses.
Ces résidences de créations sont mises en œuvre entre septembre 2012 et avril 2013 et trouvent leur aboutissement lors de la 3e édition des Détours de Babel du 4 au 20 avril 2013, puis sur les autres scènes partenaires nationales et internationales.
Pour tout renseignement complémentaire, contactez diffusion@detoursdebabel.fr.
« MONTAGNE SACREE » Création de Gualtiero Dazzi
Temps Relatif, Coro Monte Iron et Chœur de l’université de Grenoble



France / Italy
Création : Vendredi 5 avril 2013 à l'Odyssée - Eybens
Gualtiero Dazzi composition - Ensemble vocal Temps Relatif codirigé par Nadia Jauneau-Cury et Chrystèle Chovelon - Chœur Monte Iron (Italie) dirigé par Oscar Grassi - Chœur de l’Université de Grenoble dirigé par Anass Ismat
Chœur italien de montagnards issus du Trentin, les trente chanteurs du Coro Monte Iron, travaillant sur la transmission orale, chantent des œuvres liées à leur territoire de montagnes.
Temps Relatif propose la rencontre entre ce chœur et un chœur d’étudiants et d’adultes de Grenoble (Chœur universitaire de Grenoble), travaillant sur des œuvres du répertoire « savant » européen sur partitions.
Gualtiero Dazzi, compositeur milanais voisin du Trentin, vivant en France, passionné par le croisement des formes et des cultures, compose pour l’occasion une pièce tenant compte des spécificités de chacun des chœurs.
A propos de Gualtiero Dazzi
Lauréat du Prix de L’Académie des Beaux Arts de l’Institut de France en 2009, Gualtiero Dazzi nourri son travail créatif d’une très grande diversité d’influences artistiques et il cherche à situer son oeuvre dans une perspective culturelle la plus ouverte possible.
Musicien cosmopolite, Dazzi connaît d’incessants déplacements qui l’ont amené à vivre d’abord entre Milan et Rome, ensuite Londres, Paris, Mexico, à nouveau Paris et pour terminer Strasbourg, où il réside depuis l’été 2001.
Il compose des oeuvres de musique instrumentale, de théâtre musical, des opéras, des musiques électroniques, se confronte avec d’autres disciplines artistiques, avec des pratiques musicales liées à l’oralité, aux musiques expérimentales…
Pour en savoir plus :
Interview avec le compositeur italien Gualtiero Dazzi ici
Point de vue d'Emmanuel Cury, de Temps Relatif ici
Commande et production CIMN, en coproduction avec Temps Relatif, Ville de Ragoli (Italie) et la Métro, en partenariat avec L’Odyssée - Eybens.
« CAMPANA »
Création de Llorenç Barber



France / Espagne
Création : Samedi 6 avril 2013 - Centre Ville Grenoble
Llorenç Barber composition et direction artistique - Stefano Colletti soliste carillon
Avec la participation des élèves du Conservatoire de Grenoble, du SIM Jean Wiéner et de l'ensemble IXCHEL.
Concerto atmosphérique pour carillon et clochers
Compositeur, musicien et musicologue, fondateur d’ensembles, de rencontres et de festivals dédiés aux nouvelles musiques, auteur d’une monographie sur John Cage, Llorenç Barber est un activiste musical infatigable. Depuis plusieurs années, il réalise des concerts de cloches à travers le monde. Les 38e Rugissants ont accueilli pour la première fois en 1998 sa symphonie métallique à échelle citadine.
A partir des églises de St-Bruno, St-Louis, St-André, St-Laurent, de la basilique St-Joseph, l'ancien couvent Ste-Cécile et de la place Xavier Jouvin… les échos des clochers de Grenoble rejoignent ceux d’un carillon ambulant, dans une partition spécialement composée pour la ville de Grenoble. Noyées dans les sons de l’urbanisation, les cloches retrouvent ici la force symbolique qui les a vues naître. Le temps d’un concert unique, Llorenç Barber rend à la cité le sens d’une convivialité retrouvée où chacun, selon sa position et ses déplacements, perçoit une version différente du même battement qui rythme la ville.
Regardez les photos des préparatifs de ce concert.
Pour en savoir plus :
- Interview de Llorenç Barber ici.
- Point de vue de Georges Pin, de l'école de musique Jean Wiéner.
- Points de vue d'Eric Sutter/Société Française de Campanologie et de Richard Wleklinski/Association de promotion de l'art campanaire.
Commande et production CIMN
« NAGHMA »
Création de Driss El Maloumi et Debashish Bhattacharya



Maroc / Inde
Création : Vendredi 12 avril 2013 à l'Hexagone Scène nationale Meylan
Driss el Maloumi (Maroc) oud - Debashish Bhattacharya (Inde) calcutta slide guitars - Said El Maloumi (Maroc) percussions orientales - Subhasis Bhattacharjee (Inde) tablas
Driss el Maloumi, oudiste marocain aussi à l’aise dans la musique ancienne aux côtés de Jordi Saval, que dans les musiques africaines avec Ballaké Sissoko ou Mamar Kassey, ou le jazz avec Paolo Frésu, croise son extraordinaire maîtrise des maqams orientaux avec les autres musiques du monde.
Debashish Bhattacharya, inventeur surdoué de la « Calcutta slide guitar », parcourt le monde avec ses trois guitares qu’il a lui-même construites, adaptant de manière inédite la tradition des ragas hindustani, joués initialement au sitar, à cet instrument « exogène » venu d’Occident.
Leur point commun, une parfaite maîtrise et un grand respect de leur tradition respective et une envie irrépressible de la transcender dans les rencontres inédites et à priori improbables.
A ces deux musiciens de renommée internationale, se joindront deux percussionnistes remarquables, pour les Détours de Babel, lors d’une résidence de création intitulée « Naghma » (signifiant « mode musical » dans les deux langues, arabe et ourdou). Maqams et ragas puiseront alors à la source commune de leur musicalité respective, celle d’une spiritualité qui a façonné l’extraordinaire richesse musicale de ces deux cultures. Pour cette nouvelle création, ils inviteront musiciens et danseurs indiens et marocains à venir partager la scène pour un voyage musical inédit du Maghreb au sous-continent indien.
Une première présentation de « Naghma » a eu lieu dans le cadre du festival Climat de la Cité Internationale Universitaire de Paris en 2009.
Commande et production CIMN, avec le soutien de l’Hexagone, Scène nationale de Meylan
« DJÂNÂN »
Création de Renaud Garcia-Fons


France / German / Iran
Création : Mardi 16 avril à l'Amphithéâtre du Pont-de-Claix
Renaud Garcia-Fons contrebasse - Ensemble Razbar chant, instruments à cordes, percussions - Bruno Caillat zarb, kanjeera - Claire Antonini âr, théorbe
La musique de l’ensemble Razbar est l’une des plus intense et plus originale qui soit. Émouvante et surprenante, elle ne ressemble à aucune autre. L’alliage des sonorités du tanbur, luth à cordes métalliques, instrument méconnu originaire d’Asie centrale, des dâfs, grands tambours sur cadre à sonailles, du kamantche iranien et des voix à l’ornementation inimitable, procure une harmonie singulière, ouverte sur la modernité.
Virtuose de la contrebasse internatiolement reconnu, dont le jeu inimitable se nourrit d’influences venues des musiques du monde Renaud Garcia-Fons marque avec Djânân une nouvelle étape dans sa quête d’établir des liens entre les cultures. Interpellé par la ferveur communicative qui se dégage de la musique de Razbar, Renaud Garcia-Fons a souhaité cette rencontre ouverte, respectueuse de la tradition et de son caractère sacré, enrichie d’apports venus d’autres cultures musicales : le jazz au sens large, par son improvisation, le classique, par l’insertion de musiques anciennes et écrites et l’apport de deux experts de la musique ancienne et Iranienne, Claire Antonini au târ et au théorbe et Bruno Caillat au zarb et au kanjeera.
Entre le sacré et le profane, l’orient et l’occident, l’écriture et l’improvisation, Djânân invite à un moment unique de communication, une expérience placée sous le signe du caractère universel de la musique.
Commande et production CIMN, avec le partenariat de l’Amphithéâtre – Pont-de-Claix
« LE SON DU CIEL ET DES TÉNÈBRES »
Création de La Forge et Les Musiciens du Louvre Grenoble


France
Création : Mercredi 17 avril 2013 à la MC2: Grenoble
La Forge et la Cie Nine Spirit : Raphaël Imbert saxophone - Michel Mandel clarinettes - François Raulin piano - Pascal Bernecontrebasse - Emmanuel Scarpa batterie
Les Musiciens du Louvre Grenoble : Thibault Noally violon - Geneviève Staley-Bois violon - Laurent Lagresle violon - Simon Dariel violon - Nadine Davin alto - Pascal Gessi violoncelle
Yohann Moulin clavecin
Nicolas Bayard son
Entre écriture et improvisation, « Le Son du Ciel et des Ténèbres » propose une véritable remise en jeu du répertoire baroque de musique sacrée.
Ce projet se construit comme un dialogue entre deux ensembles, comme un jeu de miroir. L’excellence et la virtuosité du quintet à cordes issu de l’orchestre de renommée internationale « Les Musiciens du Louvre » se teinte de la liberté spontanée des musiciens improvisateurs du collectif « La Forge », compositeurs prolifiques et véritables aventuriers du jazz contemporain, accompagnés pour l’occasion par le saxophoniste improvisateur Raphaël Imbert, également coutumier des croisements esthétiques (projet « Bach Coltrane » notamment).
« Le Son du Ciel et des Ténèbres » porte un projet de grande ampleur et de grande ambition : jeter un regard au delà de l’horizon, au-delà de « cette ligne qui semble séparer la Terre et le Ciel ».
Le calendrier de répétitions est déjà établi :
- mardi 11 décembre 2012 à la salle Olivier Messiaen
- du 6 au 8 avril à la salle Olivier Messiaen
- les générales - Le 19 et le 20 avril à la MC2: Grenoble
Une deuxième étape de ce projet aura lieu en novembre 2013, lors d'une résidence que s'achèvera dans un concert le 8 novembre au Théâtre Durance (Château-Arnoux/Saint-Auban).
Répertoire
Jean Féry Rebel
Haendel
D. Scarlatti
Monteverdi
Gluck
Rameau
Michelangelo Falvetti
H.v. Bibe
Coproduction CIMN, Collectif La Forge, Musiciens du Louvre - Grenoble et Théâtre Durance - Château-Arnoux/Saint-Auban.
« FRAGMENTS RITUELS »
Création de Pierre Henry



France
Création : Vendredi 19 avril 2013 à la MC2 Grenoble
« La création au festival d’Avignon 1967 du ballet de Maurice Béjart, pour lequel j’ai composé avec Michel Colombier les quatre jerks de Messe pour le temps présent, était une cérémonie liturgique transcendée par la danse qui reliait les rites traditionnels à la vie moderne. J’oppose à tous ces dogmes la prière intérieure qui prend l’aspect d’une musique de sons. Depuis mon enfance la lecture des mythologies, de la Bible, des évangiles, ont été mes repères d’inspiration. J’ai voulu aujourd’hui, après un demi-siècle d’oeuvres profanes ou sacrées, retrouver, à travers Messe pour le Temps Présent, cette idée d’une liturgie universelle par la musique, comme une méditation ».
Commande et production CIMN

























